Un amour nommé “castor”
mai 14, 2008 par eveil777
Peu d’histoires d’amour furent, au XXe siècle, si singulières que celle entre Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir (son castor, surnom affectif) : Amour et liberté. Transparence sans volonté de pureté. Rêver chacun pour soi, écrire chacun pour l’autre. Ne pas céder sur son désir, ne pas céder sur celui de l’aimé. Connivence absolue. Extrême intimité et, pourtant, grande dissemblance. Telle est la description du couple Sartre-Beauvoir rédigée par le philosophe français Bernard-Henri Lévy dans son livre Le siècle de Sartre.
Pour moi, ce couple avait compri et saisi la clé des relations au partage et pour l’épanouissement de soi. -> Trouver ses besoins là où ils se trouvent… et permettre à l’aimé d’en faire autent… . Abolir l’appartenance!!!
Evidement, les mentalités collectives n’évoluent pas rapidement et il est difficile de faire abstraction de notre mode de pensée façonné depuis la période de l’enfance, qui ramène le tabou sur le partage sexuel.Mais bon-sang, il n’y a pas que le sexe… (c’est un plaisir comme un autre), ne ramenez pas tout sur ce seul plaisir à vous voir refuser les autres.
Mariage d’âmes et libertinage
Sartre baise avec d’autres femmes, mais il jouit avec Castor. Chacun avait sa propre vie, son propre combat, ses propres désirs… Pourtant, comme Lévy le dit, leur histoire fait peur; elle est non conventionnelle. Sartre tutoie la plupart des gens qu’il côtoie, mais il vouvoie Beauvoir. Distance ou méfiance? C’est plutôt une preuve « d’élection » pour celle qu’il considère comme son étoile fixe, celle qui donne de la « consistance à son être ».
Peut-être est-il insupportable de voir un homme et une femme libres inventer leurs mots de passe, leurs mots tout court, leurs types d’échanges symboliques, leur monnaie vivante, leurs codes, leur manière de ne dire la vérité que dans leur propre langue mystérieuse et déjouer ainsi, et ensemble, les règles. L’art du libertinage, un maximum de lucidité et de liberté et une façon d’entrevoir les relations homme/femme qui, encore aujourd’hui, va à l’encontre des usages habituels, telles sont les caractéristiques de l’amour Sartre/Beauvoir.
Cette note sonne tellement juste. Abolir l’appartenance, la jalousie, la fusion excessive… Et apprendre à avoir confiance en soi, en l’autre, ne pas avoir peur de perdre l’autre car justement il ne nous appartiendra jamais. Nous aimons un homme, une femme, et non un vulgaire objet…
Accepter de ne pas être capable de tout apporter à l’autre, accepter qu’il ne nous apporte pas tout…
Malgré la lente évolution des mentalités, de plus en plus de personnes parlent de cette manière d’aimer “différente”. Avec plus d’un mariage sur trois qui se finit par un divorce il serait temps…
La première erreur, c’est que la majorité a peur de ses propres “besoins”, l’Homme n’écoute pas son coeur… et se force a rentrer dans un moule de “bonne conduite”; il croit alors faire ce qu’on attend de lui et ce qu’on lui a suggéré que serrait le mieux… Mais seul lui peut savoir ce qui est le mieux pour lui, il suffit qu’il s’écoute!
La deuxième erreur, c’est qu’il continue et reproduit ce chéma aux “autres”… il critique, juge, blâme, avise, puni, … empèche le partage et l’épanouissement de soi!
-> Il meurt et tue l’autre…